Chapitre 2
Judd alla s'asseoir à côté de Dailya qui était en train de lire un roman. Il la vit gonfler les joues.
- Petit hamster.
Dailya le regarda.
- Tu te souviens de ce surnom ?
- Bien sûr que oui. C'est moi qui te l'ai donné.
Il sourit.
- Pourquoi tu souris ?
- Je me souviens de la première fois que je t'ai appelé ainsi.
- Et que c'est-il passé ? Demanda T.K.
- Rien de particulier. Répondit Dailya.
- On était au champ de fraises de...
- Judd. Ne continues pas.
Malgré l'avertissement de la jeune femme, il continua en souriant.
- ... de Chapman en dehors de la ville. Nous cueillons des fraises dos à dos. Je me suis retournée à un moment, pour savoir si elle s'en sortait.
- Judd.
Elle essaya de le faire taire en posant sa main droite sur ses lèvres. À ce contact, il sentit son cœur battre plus vite.
Il recula la tête pour continuer son histoire, mais elle se dressa pour recoller sa main sur ses lèvres. Elle avait d'ailleurs un petit sourire sur les lèvres. Cela lui rappelait leurs moments passés.
Il se leva.
- Elle avait tellement de fraises dans sa bouche que pour arriver à les mâcher, elle les avait glissé dans ses joues, comme les hamsters font pour garder des réserves. Je l'ai donc appelé ainsi depuis ce moment-là.
- Tu as voulu la jouer ainsi, Judd. Bien. Et si je racontais aussi quelque chose sur toi ?
- Je ne vois pas de quoi...
- Vous saviez que cow-boy Judd, comme tu l'appelles T.K, avait peur des chevaux quand nous étions enfants.
- Non ? Sérieux ? S'exclama le dernier nommé.
- Dailya.
- Quoi ? Tu as commencé.
Son ancienne amie s'était levée et elle l'empêchait de l'approcher en tournant autour du canapé.
- Quand nous allions voir les chevaux, il fallait toujours que je lui tienne la main. Même quand on a monté pour la première fois.
- Tu vas le regretter.
Il lui courut après jusqu'aux vestiaires où il réussi à la rattraper. Il la tenait dans ses bras. La voir lui sourire ainsi lui rappela la scène de la rivière de son rêve.
- Tu m'as tellement manqué Dailya.
- Tu m'as manqué aussi Judd.
- Pourquoi tu es partie sans me dire au revoir ?
Il la vit froncer les sourcils.
- Partie ? Je ne suis pas partie, Judd.
- Quoi ?
- Demandes à ta chère amie Tommy où j'étais réellement lorsque soit-disant je suis partie. On verra si elle ose te le dire.
Elle essaya de le repousser, mais il la tenait fermement.
- Attends. Tu veux dire que tu ne m'as pas quitté pour faire tes études ? Tu ne m'as pas effacé de ta vie en ne m'appelant pas, ni en ne m'écrivant pas ?
- Jamais, Judd. Tu m'entends ? Jamais, je ne t'aurais abandonné.
Il posa son front contre le sien. Il devait parler à Tommy et savoir ce qu'il s'était réellement passé. Mais pas pour le moment, car l'alarme s'enclencha.
¤¤¤
Il y avait eu un incendie dans un entrepôt avec un seul blessé. La personne qui avait déclenché l'incendie.
¤¤¤
- Il n'était vraiment pas doué. Dit Matheo en sortant du camion à la caserne.
- C'est peu dire. Répondit Marjan.
- On sait pourquoi il a fait ça ? Demanda Paul.
- Carlos m'enverra un message pour me le dire. Répondit T.K.
¤¤¤
Il sortait de la salle de bain après s'être rafraîchi quand il vit les paramédics arriver.
- Tommy, je peux te parler ?
- Bien sûr, Judd. Allons dans mon bureau.
Avant de la suivre, il retint Dailya par le poignet quand elle passa à ses côtés pour aller dans le coin détente.
Il ne lui parla pas. Il lui sourit juste tendrement. Sourire qui lui fut rendu.
Il la lâcha puis il suivit Tommy à l'étage.
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