Chapitre 19
Judd était au chevet de Daya. Il lisait un nouveau chapitre du cinquième tome de la collection du livre qu'il lui avait offert dans leur jeunesse quand il entendit un petit bruit.
Bruit qu'il reconnaîtrait entre mille. C'était un gémissement.
Il posa le livre puis il prit la main gauche de la jeune femme.
- Réveilles-toi ma belle. Nous avons des choses à nous dire.
Il posa un baiser sur sa main.
¤¤¤
Il avait fallu un petit quart d'heure pour que Daya se réveille. Il avait de suite appelé les médecins malgré son envie de lui parler.
Le temps que la femme de son cœur soit examinée, il avait prévenu TK et les autres.
Dès qu'il vit le médecin, il alla le voir.
- Elle va bien. Après ce qu'elle a vécu, elle va bien. Ses voies respiratoires sont intacts. Ses réflexes sont bons. Nous la gardons soixante et douze heures de plus par précaution, puis elle pourra sortir.
- Merci docteur.
Il rentra ensuite dans la chambre.
- Daya.
Il s'approcha d'elle.
- Judd. Tu ne ...
Il la fit taire en posant ses lèvres sur les siennes.
- Avant que tu ne dises quoique ce soit, saches que la nuit de l'accident, nous venions de décider avec Grace de nous séparer. Elle sait que je t'aime et elle a une liaison avec un nouveau du central. Elle voulait venir te voir pour te dire qu'elle était heureuse pour nous.
- Judd. Je t'aime.
- Moi aussi Daya. Repose-toi. Je suis là. Quand tu sortiras, on en parlera mieux.
- D'accord.
- Et rassures-toi, je me suis occupé de tes chevaux. Et Carter s'en occupe quand je ne le peux pas.
- Merci.
¤¤¤
Il était à la caserne. La garde allait bientôt se terminer. Carlos allait ramener Daya chez elle et lui, il la rejoindrait à la fin de sa garde.
- Calme-toi, cow-boy Judd.
Il regarda T.K.
- Je comprend ton envie de la retrouver, mais ce n'est pas en étant stressé ainsi, que tu la rejoindras plus vite.
Il soupira.
- Désolé.
Son ami posa sa main gauche sur son genou qui tressautait.
- C'est le grand jour, c'est ça ?
Il sourit.
- Oui. Même si je lui ai dit dans les grandes lignes le jour de son réveil, aujourd'hui, je vais tout lui expliquer. Grace va aussi venir pour prouver mes dires.
- Tu as rencontré son nouvel homme ?
- Oui. Hier avant de partir pour la caserne. Il a l'air d'un homme bien. Il était assez mal à l'aise quand j'ai ouvert la porte. En plus, il fait largement une tête de moins que moi.
- Rectification, Judd, c'est toi qui est trop grand.
Il se rappela d'un moment avec Daya.
- Quand nous avions quinze ou seize ans, nous étions partis faire de l'escalade avec Daya. Comme tu peux l'imaginer, ma taille m'a aidé à aller plus vite car je prenais les prise les plus hautes. Elle avait râlé en disant que je trichais car elle avait accepté de faire un pari avant de faire la montée. Mais elle s'était vengée ensuite quand nous avions fait du canoë. Tu m'aurais vu dedans. J'arrivais à peine à y mettre mes jambes.
Il entendit T.K rire.
- Qu'est-ce que j'aurai aimé voir ça.
- Strand ! Gillian ! Venez !
Son ami soupira.
- Vivement que Dailya soit de retour.
T.K se leva puis alla voir le capitaine remplaçant avec Nancy.
- Est-ce qu'il sait parler sans crier ? Demanda Mateo.
- Je me le demande. Dit Marjan.
Personne n'aimait ce capitaine, ni même le capitaine Strand. Mais heureusement pour eux et surtout pour TK et Nancy, il partirait au retour de Daya.
¤¤¤
Il était chez elle. Une tasse de thé pour elle, une tasse de café pour lui dans leurs mains.
- Je t'aime Daya. Notre rupture a été très difficile. C'est là que j'ai compris que j'avais déjà fait un choix. Comme je te l'ai dit, le jour de l'accident, nous avons rompu avec Grace. Mais nous avons décidé de rester amis. Elle a quelqu'un d'autre. Un homme bien et moi, si tu me donnes une seconde chance, j'aurai la femme de ma vie, mon petit hamster dans mon cœur.
Il la vit sourire les joues rougies.
- Judd. Quand je vous ai vu avoir l'accident, j'ai cru que mon cœur s'était arrêté pendant une seconde. J'ai appelé le 911 puis après être sorti de la voiture et enlevé mes chaussures, j'ai plongé. J'ai sorti Grace. Elle a craché de l'eau puis elle a respiré comme il faut, ensuite j'ai plongé pour te chercher. À peine je t'avais sorti que je me suis sentie partir. La pensée que j'ai eu en tombant été que je ne savais pas si tu respirais. Quand je me suis réveillée à l'hôpital, que je t'ai vu, j'ai été si soulagée. J'avais cru ne jamais te revoir. Je t'aime aussi Judd.
Il se pencha vers elle puis après avoir posé sa main droite sur sa joue gauche, il posa tendrement ses lèvres sur les siennes.
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