Chapitre 16
Evan était assit sur le sol près du lit où dormait Rodney. Il le vit s'agiter, prit dans un cauchemar. Il lui caressa sa joue gauche en murmurant des mots doux. Son homme se calma avant d'ouvrir les yeux. Il lui sourit, mais Rodney commença à trembler.
- Mon cœur ?
- Non. Ne me regarde pas.
Son homme quitta le lit pour aller derrière le docteur Beckett.
- Ne me regarde pas Evan. Je suis désolé. Nous ne pouvons plus être ensemble.
- Rodney. Je sais ce qui t'es arrivé et je ne veux pas te laisser. Je t'aime.
- Je suis sale Evan. Je suis brisé.
- Je t'aiderais à te remonter. Laisse-moi être là pour toi.
- Je...
- Rodney, tu as besoin de lui. Dit le docteur Beckett.
- Je ne veux pas qu'il me voie. Je ne veux pas qu'il les voient. Je suis horrible. Je...
Le docteur Beckett prit Rodney contre lui.
Il avait mal de voir son homme ainsi. Il aimerait tellement le prendre dans ses bras. Il sentit ses yeux s'emplir de larmes.
- Rodney.
- Je suis désolé Evan.
Le cœur lourd, il quitta les quartiers du médecin.
À peine était-il sorti que sa tristesse se transforma en colère. Il allait faire payer Sheppard pour ce qu'il avait fait à son compagnon !
Il retourna à la salle où se trouvaient, à part Teyla, les membres de SGA1 et SGA6.
Il s'approcha de Carlito.
- Je dois parler à Sheppard.
- Désolé Major, mais nous avons ordre de vous empêcher d'entrer.
- Bien.
Il sortit son arme.
- Vous allez m'ouvrir cette putain de porte, et me laissez parler avec Sheppard.
Les deux gardes se regardaient, ils l'écoutèrent.
- Cinq minutes, pas plus Major.
- Ce sera largement suffisant.
Toujours son arme à la main, il s'approcha du lieutenant-colonel et plaça le canon de son arme sur son front.
- Faîtes un pas vers moi Ronon, et je tire.
- Laissez-le faire. Dit Sheppard.
- Vous savez que je veux vous tirer dessus.
- Je ferais la même chose si les rôles étaient inversés.
- Vous l'avez détruit. Il est brisé. Son âme est brisé.
- Je ne le voulais pas.
- Peu importe. Vous l'avez suivi durant des jours, vous l'avez importuné, vous vouliez bousiller notre couple...
- Je suis désolé.
- C'est facile d'être désolé maintenant, mais c'est trop tard.
- Lorne !
La dirigeante était à ses côtés.
- Je vous en prie, ne faîtes pas ça. Il aura une sanction, une sévère sanction pour ce qu'il a fait. Je ne veux pas vous mettre un blâme. S'il vous plaît, sortez d'ici.
Il rangea son arme, mais il lui balança son poing dans sa gueule le plus fort possible avant de sortir.
*****
Carson regardait Rodney qui était recroquevillé dans le lit. Il avait si mal de le voir ainsi. Il avait espéré que de voir le Major Lorne, que ce dernier l'aimait toujours, l'apaiserait, mais cela n'avait pas été le cas malheureusement. En plus maintenant, le major était peiné. Il avait vu son regard quand il était parti.
Il n'était pas un homme violent, mais il aimerait que le lieutenant-colonel Sheppard reçoive une bonne correction pour avoir fait cela à son meilleur ami.
- Carson.
- Oui, Rodney ?
- Tu crois qu'Evan m'en veut de l'avoir repoussé ? Il a dit m'aimer et je l'ai repoussé.
Il s'assit à ses côtés.
- Lorne t'aime vraiment, nous avons parlé un peu avant qu'il entre dans la chambre. Tu l'as repoussé, mais il va revenir. Il va te prouver que tu peux compter sur lui.
- Tu crois ?
- J'en suis certain.
- Tu penses que je devrais lui montrer ?
- Rodney, est-ce que tu aimes le Major Lorne ?
- Tu le sais bien. Je l'aime plus que tout, plus que ma vie, plus que mes découvertes.
- Alors tu as ta réponse. Si tu l'aimes, tu dois l'accepter à tes côtés et lui montrer ce que tu as subi.
- Il va fuir.
- Non. Lorne t'aime autant que tu l'aimes.
Il le vit se mordiller la lèvre inférieure puis son pouce, il savait qu'il réfléchissait à tout ça.
- Tu peux rester quand je lui montrerais ?
- Bien sûr. Tant que tu me veux à tes côtés, je resterais.
- Merci.
Rodney le prit contre lui.
- Je suis heureux d'avoir un meilleur ami comme toi Carson.
Il lui rendit son étreinte.
- Je le suis tout autant, Rodney.
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