Chapitre 11
Evan avait hâte de rentrer sur Atlantis. Depuis son accrochage avec le colonel Sheppard, ce dernier le narguait. Et si la veille au soir, ses collègues étaient ivres et occupés pour ne se rendre compte de rien, aujourd'hui, même s'ils avaient une gueule de bois, ses collègues verraient s'il refoutaient un coup de poing au colonel. Sans compter sur Ronon qui pourrait lui casser les bras en voulant l'arrêter. En tout cas, Sheppard avait eu la réaction qu'il souhaitait, il lui avait fait avouer, sans dire les mots, qu'il était en couple avec Rodney. Il était sûr que son supérieur avait menti. Son amant lui aurait dit s'il avait eu quelque chose avec Sheppard. Mais comment savait-il pour son grain de beauté ?
Il soupira. Vivement que les scientifiques finissent leurs analyses. Il devait rentrer.
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Enfin, ils étaient de retour. Ils faisaient leur visite médicale. C'était le docteur Beckett qui s'occupait de lui.
- Vous pouvez y aller.
Il se leva pour partir.
- Major, le livre que vous m'avez demandé est sur mon bureau. Vous devriez aller le chercher.
Il allait demander de quel livre il parlait, mais déjà le docteur s'occupait de Tanner.
Il entra dans le bureau. La porte se ferma derrière lui.
- Bonsoir mon amour.
- Rodney.
Il prit son visage entre ses mains puis il l'embrassa langoureusement. Il sentit son homme l'enlacer par la taille.
- Tu m'as manqué Evan.
- Pas autant que tu m'as manqué.
Ils se sourirent. Sourire qu'il perdit doucement en se souvenant des dires du colonel.
- Evan ?
Il secoua la tête. Ce n'était pas le moment d'y penser. Ils en parleraient plus tard.
- Tu es le livre que m'as prêté Beckett ?
- Je ne pouvais pas attendre ce soir pour te voir, alors...
Il le fit taire en l'embrassa. Peu importe les dires de Sheppard, Rodney l'aimait.
- Je n'aurais pas pu attendre non plus, mon amour.
Ils s'embrassèrent une nouvelle fois avant que la porte s'ouvrit et qu'ils entendirent un toussotement. Beckett entra.
- Je sais que ce livre vous plaît Major, mais vous devriez le lire ailleurs que dans mon bureau. Certaines personnes se demandent ce que vous faîtes.
Il comprit que Sheppard se posait des questions.
- Désolé. Mais ce livre est vraiment incroyable.
Rodney lui confia un livre. Il sourit en voyant que c'était un roman fantastique. Leur cher docteur aimait donc ce genre de chose.
- Encore merci docteur.
- Je vous en prie.
Il quitta le bureau après un dernier baiser volé à son homme.
*****
Rodney regarda son homme quitter le bureau de son meilleur ami. Ce dernier alla s'asseoir à son bureau après avoir fermé la porte.
- Quelque chose ne va pas. Je le sens, Carson.
- Tu es sûr ? Je vous ai trouvé très proche à mon entrée.
Il rougit sous le sourire de son meilleur ami.
- C'est justement dans ses baisers que je me suis rendu compte qu'il y a quelque chose de différent.
- Avant d'imaginer quoique ce soit, parle-lui.
- Oui.
Il allait sortir, mais il s'arrêta.
- Sheppard est partit ?
- Je vais aller me chercher un café. Si je ne te préviens pas par radio, tu pourras y aller.
- Merci Carson.
¤¤¤
Il était sur le balcon. Il attendait son petit ami. Il aimait vraiment leur rencontre ici puis leur moment dans un de leur quartier. Il n'y avait pas que du sexe entre eux, mais des attentions, des effleurements, des caresses. Ils se confiaient l'un à l'autre.
Il sourit en se faisant enlacer, mais quelque chose cloché. Il tourna la te^te et vit que c'était Sheppard. Il essaya de sortir de cette étreinte.
- Lâchez-moi Colonel !
- Non. Pas tant qu'il ne voit pas à qui tu appartiens.
- Je n'appartiens à personne et encore moins à vous !
Il lui écrasa son pied droit puis lui donna un coup de coude dans son ventre. Il put quitter son étreinte. Au même moment, Evan arriva.
- Que se passe-t-il ?
- Rien.
- Je voulais vous montrer, Major, que Rodney était fait pour mes bras, mais il n'a pas apprécié mon étreinte. Son caractère est l'une des choses qui me fait l'aimer.
Il arrêta son amant en lui agrippant son poignet droit.
- Colonel, ça suffit. Dit-il.
- Tant que tu ne me reviendras pas, je n'arrêterais pas Rodney.
- Nous n'avons jamais été ensemble.
- Ne mens pas car Lorne est là.
- Je ne mens pas. Je ne sais pas ce que tu cherches John, mais peu importe tes manigances, nous ne serons jamais ensemble. Maintenant, pars.
- Très bien, je vous laisse pour le moment.
Il tourna la tête quand Sheppard voulut l'embrasser se plaçant devant son amant.
Il respira quand le colonel fut parti.
- Qu'est-ce qu'il y a vraiment entre Sheppard et toi, Rodney ? Tu l'aimes ?
Il se tourna pour faire face à son amant.
- Quoi ? Comment peux-tu me demander ça ? C'est toi que j'aime Evan.
- Alors qu'est-ce...
- Un baiser. Il n'y a rien eu entre Sheppard et moi à part un baiser.
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