Chapitre 5
Penelope se réveilla avec un affreux mal de tête. Elle voulut se tenir la tête, mais elle ne put lever sa main droite. Un poids l'en empêchait. Elle tourna la tête et ouvrit les yeux. Yeux qu'elle écarquilla en voyant la personne à ses côtés.
Des flashs de cette nuit lui revint. Elle était très stressée à cause de la blague d'un idiot, après le restaurant, au moment où ils allaient se séparer, Derek lui avait proposé d'aller boire un verre. Après trois verres, elle avait parlé de sa rupture avec Kevin, puis Derek lui avait parlé de son passé ce qui leur avait fait boire d'autres verres. Puis elle se souvint qu'il l'avait raccompagné et... Oh mon dieu ! Ils s'étaient embrassés et pas un petit baiser. Cela avait entraîné leur déshabillage et leur nuit ensemble.
Elle avait couché avec l'homme qu'elle aimait et qui l'avait fait rompre avec son ex.
Kevin avait bien compris qu'il n'était qu'un remplaçant à l'adonis. Il en avait toujours été jaloux. Puis un soir, alors que l'enquête avait été des plus atroce, Kevin lui avait pris la tête alors elle avait acquiescé à ses dires disant qu'elle ne l'aimait pas. Il y avait eu des cris puis le silence glacial.
Un grognement la fit sortir de ses pensées. Derek se réveillait. Elle appréhendait sa réaction.
*****
Hotch se réveilla en sentant une caresse sur son bras gauche.
- Il est six heure et demi. C'est ton heure.
Il ouvrit les yeux et sourit en voyant son amante d'une nuit lui sourire, assise à ses côtés.
- Je t'ai préparé un petit-déjeuner. Comme ça tu n'auras qu'à te changer chez toi.
- Tu n'étais pas obligée. Mais depuis quelle heure tu es debout ?
- Six heures. Je n'arrivais plus à dormir.
- Tu t'inquiètes encore.
- Oui. Je languis de le voir ce soir.
- C'est normal.
Il se redressa. Il lui caressa sa joue droite puis il posa ses lèvres sur les siennes dans un chaste baiser.
¤¤¤
Ils avaient pris leur petit-déjeuner. Il était sur le point de partir.
- Avant que tout redevienne comme ça doit l'être entre nous...
Il prit son visage entre ses mains puis il l'embrassa tendrement, langoureusement.
Quand il quitta ses lèvres, il vit son sourire et ses rougeurs sur ses joues. Il posa de nouveau un doux baiser sur ses lèvres, puis il alla à la porte d'entrée qu'il ouvrit.
- Hotch. Merci pour cette soirée.
- Le plaisir était pour moi, agent Beckett.
*****
Sara était dans son bureau. Elle lisait un dossier. Du moins, elle essayait, car son esprit était emplie de souvenirs de sa nuit avec Hotch.
Depuis le temps qu'aucun homme ne l'avait touché.
Elle soupira. Elle devait arrêter d'y penser. Il était son supérieur.
Elle sursauta quand Garcia entra en trombe dans son bureau.
- C'est la cata, Sara. La cata !
- Respires, Penelope. Assieds-toi. Puis dis-moi ce qu'il se passe.
Sa collègue s'exécuta.
- Hier soir... Cette nuit... On avait bu et ...
- Penelope. Qui, on ?
- Derek et moi.
- Vous avez passé la soirée ensemble ?
- Oui. Comme j'étais tendue hier, il m'a proposé d'aller manger ensemble. Mais on a bu aussi. Après le restaurant, on est allé dans un bar.
Elle vit des rougeurs sur les joues de la blonde. Elle comprit.
- Vous avez couché ensemble.
- Pour cette fois, j'apprécie que tu sois profiler.
Elle sourit.
- Et pourquoi c'est la catastrophe ? Il n'est pas doué ?
- Oh si, il l'est. On ne m'a jamais fait ce qu'il m'a fait.
- Il a eu une mauvaise réaction à son réveil ? Il ne se souvient plus ?
- Non. Il a été adorable ce matin. Il m'a embrassé. Caressé les joues. Il assume notre nuit.
- Alors qu'y a-t-il ?
- Il m'a proposé d'être à présent amis avec bénéfice. Donc sexe. Tu te rends compte ? Je suis amoureuse de lui depuis notre rencontre. Je ne pensais jamais avoir plus qu'un flirt innocent avec lui. Mais j'ai couché avec lui et il veut recommencer.
- Tu n'as pas accepté par ce que tu l'aimes.
- Oui. Enfin, je lui ai demandé d'y réfléchir. Tu penses que je devrais lui avouer la vérité ?
- Malheureusement, je ne peux pas répondre à ça. Car toi seule doit trouver la réponse. Si je te conseille de le faire et que ça ne se passe pas bien, tu pourrais me le reprocher. Même involontairement. Pareil, si je te dis de ne rien dire. Tu pourrais me dire que tu as raté quelque chose par ma faute. Je sais, c'est égoïste, car je ramène tout à moi. Mais mes conseils pourraient changer ton point de vue, t'influencer. Je suis profiler, mais je n'ai pas la science infuse.
- Je comprend. Tu as raison. Mais je ne sais vraiment pas comment faire.
- Et si tu attendais de voir son attitude d'aujourd'hui ? Peut-être que ça t'aidera à réfléchir.
- Je vais faire ça. Merci.
Puis sans un mot de plus, l'informaticienne sortit de son bureau. Elle devait vraiment être troublée par sa nuit.
Elle sourit en se disant qu'elle n'était pas la seule.
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