OS n°2 : Le duo masqué de Venise - Partie 2
C'était le moment. Alors que la nuit avait comme chaque soir pris possession des lieux, Paolo avait enfilé son masque, ne laissant d'espace que pour sa bouche et ses yeux tandis qu'il avait relevé sa capuche. Tout comme Hector, il était prêt maintenant.
Il se mit à suivre celui qui faisait office de mentor dans les rues éclairées et parsemées de stands et de magasin nocturnes. Paolo tourna la tête de chaque côté, observant chaque coin et recoin de manière peu discrète, à la différence de la tape sur le bras qui lui fit regagner son attention.
-Détend toi. Et sois plus discret quand tu tournes la tête. Je n'ai pas volé beaucoup, mais il y a un moment notre mode de fonctionnement sera connu. murmura discrètement Hector.
-Tu sous entend que l'on va faire ça plusieurs fois ? demanda l'italien en s'arrêtant, faisant arrêter par la même occasion l'autre qui plongea ses yeux noir carbone dans les yeux bleu foncé du plus petit de taille.
-Ça ne dépend que de toi, Paolo.
-J'ai gagné au moins le privilège que tu m'appelles par mon prénom. C'est déjà un premier pas. amorça Paolo, pour se détendre il aimait jouer sur l'humour, et ça n'avait visiblement pas dérangé Hector qui esquissa un sourire à son tour, avant de reprendre la marche imité par le brun.
La marche les mena jusqu'à une boutique sur deux étages, regorgeant de produits de qualité, l'italien compris que c'était celle-là qu'ils allaient voler.
-Cible simple. Il y a un étage, si il n'y a pas de surveillants en haut, nous sommes tranquilles. Dans le doute, à la sortie tu te prépares à courir. Compris ? expliqua calmement Hector alors que Paolo lui donnait toute son attention comme un enfant à qui on lit un conte.
-Ça me va. répondit l'italien, essayant d'évacuer le stress pour ne pas tout faire rater : c'était le baptême du feu après tout.
Tout s'était déroulé comme Hector l'avait prévu. Ils étaient entrés dans le magasin pendant que le propriétaire semblait être dans l'arrière boutique. Ils avaient aussitôt commencé à remplir leur sac. L'un de nourriture, l'autre de couvertures et de bouteilles d'eau. Dans l'audace, ils avaient même pris des dépliants de tentes, deux chacun, avant de ressortir tranquillement et de se diriger vers le camp des démunis.
Le même scénario que la veille, ils furent accueillis par une vague de remerciement et de reconnaissance, avant de s'éloigner aussitôt, et d'aller faire leur bilan plus loin dans un endroit plus au calme.
-Pas mal pour une première fois. commenta le plus grand d'un ton sincère.
-C'était facile, personne ne nous a repéré. J'imagine que ça ne sera pas toujours aussi simple. devina Paolo, tandis que l'autre lui confirma d'un hochement de tête.
-Tu as vu hier. Mais ne t'en fais pas, on s'en sortira toujours. Tu apprends vite, je ne m'inquiète pas. reprit le bleuté avec un air confiant.
-Tu sais ce que l'on risque si on se fait arrêter ? se risqua de demander l'italien tandis que l'autre se raidit.
-Je m'en fiche des risques. Et tu devrais en faire de même si tu veux continuer. Que l'on soit clair, je ne me préoccupe déjà pas de ce que je risque, je ne vais pas me préoccuper de ce que toi tu risques. expliqua le garçon aux yeux noir d'une manière assez froide, on pouvait dire qu'il n'y avait rien de plus clair.
-C'est compris. répondit l'italien, qui malgré tout, ne perdit pas la détermination acquise.
-Tu comptes continuer ? demanda Hector pour s'en assurer.
La réflexion qu'il avait pris à ce moment là, était décisive. Elle allait marqué ou non d'une pierre le début d'un "partenariat de charité", malgré tous les risques qu'ils étaient obligés de prendre, malgré sa vie de footballeur dans le tournoi international où le moindre scandale de cette révélation l'aurait fait éjecter de la sélection, il avait rapidement et sans la moindre hésitation donné sa réponse.
-Oui.
-Alors à demain. conclut Hector tout en ne dissimulant pas le sourire qui occupait ses lèvres tout en tendant sa main en direction de l'italien.
-A demain ! sourit Paolo tout en l'empoignant.
Et c'était ainsi qu'ils avaient procédé. Quasiment chaque soir depuis ce jour, ils avaient volé puis redistribué aux plus pauvres. Leurs méthodes avaient évolué tandis que la confiance, l'amitié et même bien plus s'étaient installées. L'italien avait pu en savoir plus sur Hector, c'était quelqu'un de son âge et ils s'étaient trouvés des passions communes dont évidemment le football. Manque de chance pour Paolo, Hector ne lui avait pas dis qu'il était supporter d'Orphée, chose que Paolo à prétexter pour son appartenance à la sélection italienne.
Les semaines en même temps que le tournoi s'étaient enchainés, et ils poursuivaient leur activité, faisant la une des journaux quand ce n'était pas les matchs. Paolo avait souri et souriait quand ces coéquipiers parlaient du "duo masqué de Venise", tel était le surnom qui leur avait été donné, à clamer une honte à leur pays. Il s'était souvent demandé la réaction de ses amis, et il l'appréhendait. Sans doute qu'ils le jugeraient, tout comme il avait jugé Hector avant de savoir.
Tout avait continué ainsi. Suite aux grands nombres de plaintes, la police s'était mise à leurs trousses. Cela avait compliquée la tâche, surtout pour l'italien car il s'était mis à ressentir quelque chose de différent que l'amitié pour son coéquipier, des sentiments introduis par une nuit ensemble où ils s'étaient finalement endormis sur un toit, l'un contre l'autre.
Mais malgré le redoublement d'efforts de la police et l'esprit tourmenté de l'italien, à chaque fois ils avaient trouvé le moyen de s'en sortir. Jusqu'au jour où comme on dit, et ce jour était venu....
Tout avait commencé par le déclenchement d'une alarme silencieuse, dont ils n'avaient évidemment pas deviné l'existence jusqu'à l'arrivée des sonneries des voitures de police.
Et maintenant, il était là, à courir pour échapper à leur poursuivant. Néanmoins, il n'y avait guère de passage, et malgré l'avance, ils se mirent à craindre à une éventuelle embuscade si ils continuaient dans cette direction.
C'était pourquoi Hector avait brusquement tourné vers un recoin qui s'avéraient être un cul de sac, une simple poubelle pour grimper une hauteur trop haute....
-On est bloqué ! fit remarquer Paolo tout en commençant à paniquer, il avait l'impression qu'ils étaient fait.
-Ne panique pas ! ordonna rapidement Hector tout en réfléchissant à ce qu'il y avait à faire.
L'italien était dans un stress et vint culpabiliser immédiatement. Depuis quelques jours, il avait l'esprit ailleurs et était moins méticuleux dans cette activité. Et voilà que selon lui, ils allaient être arrêtés par sa faute, lui au côté de la personne dont il avait fallu qu'il devienne amoureux.
-Il y a une poubelle. On pourrait s'y cacher ? proposa aussitôt le brun pour se sortir de ses pensées qui le firent rougir.
-Trop petite. commenta Hector tout en ayant une ampoule qui s'allumait.
Paolo avait commencé à analyser son ami pour qui il avait le béguin, et il savait que ce genre de silence était qu'il avait un plan. Ce qu'il ne comprit pas c'était pourquoi Hector rougissait tout en le regardant.
-Tu as quelque chose en dessous de ton sweat ? demanda le bleuté tout en calmant les ardeurs de ses joues.
-Euh... oui pourquoi ? questionna l'italien ne devinant pas le plan.
-Espérons qu'ils ne remarqueront pas les survêts. Enlève ton sweat et met le avec ton sac et ton masque dans la poubelle. indiqua rapidement le bleuté tandis qu'il ôtait son haut.
L'italien s'exécuta et retira son masque et son haut avant de se dépêcher d'aller les mettre dans la poubelle avec son sac, imitant Hector qui l'avait fait à l'exception de son masque.
-Et toi ? Et ton masque ? Je sais que tu ne veux pas que je vois ton visage mais... commença Paolo avant de se faire interrompre.
-Ferme les yeux. lui dit précipitamment Hector prêt de la poubelle tandis que le temps semblait se raccourcir.
Il s'était là aussi rapidement exécuté tandis que le bruit des sirènes se rapprochaient. Il entendit la poubelle s'ouvrir avant de se refermer tandis qu'il sentit quelqu'un proche de lui, probablement Hector.
-Désolé Paolo, mais c'est la seule solution. fit le bleuté avec une voix triste, et emplis de futurs craintes.
-De quoi ? demanda l'italien, craignant dans un premier temps un abandon bien que la sensation du souffle d'Hector l'avait rassuré.
-Pardonne moi.
Il n'avait pu en demander davantage qu'il avait senti le poids de lèvres contre les siennes, une sensation douce tandis qu'une chaleur ardente s'empara de lui. Il pressa en retour sa bouche contre celle de "son ami", lui rendant le baiser initié. Ils étaient là, dans le cliché de la diversion qu'ils avaient trouvé, à s'embrasser, mais la passion qui les animaient, ça ne se simulait pas.
Ils continuèrent à s'embrasser, reprendre leur souffle, et caresser la joue de l'autre avec leur pouce, avant de recommencer ce qui était devenu un cycle. La bouche de l'autre semblait être devenue une addiction, et ils continuèrent ainsi à s'embrasser, même après que le bruit des sirènes étaient passées. L'un comme l'autre, ils avaient perdu le contrôle des sentiments qu'ils refoulaient.
Tout trouva sa fin, et une fois le baiser fini, Hector regagna la poubelle et remis immédiatement son masque avant de tout sortir. Sans un mot échangé ils remirent leur haut et reprirent leur sac, tandis l'italien remit son masque. Ils se dirigèrent ensuite vers le camp des démunis, les joues rouges et le souffle saccadé.
Et maintenant ils étaient là, sur un toit, à se dévisager nerveusement et à rougir sans que l'un ou l'autre ne puisse trouver le moyen d'ouvrir la bouche pour parler de ce qu'il s'était passé.
-Avec la fin du tournoi, il y a de plus en plus de policier sur nous. On va devoir arrêté. se lança finalement Hector, tandis que le ton de sa voix laissait clairement apparaître la tristesse.
-Vraiment ? demanda Paolo, alors que tout pour lui s'effondrait tel un château de cartes. On a juste à attendre un peu et ils nous oublieront peut-être ?
-Désolé, mais hors de question de prendre le risque que tu te fasses arrêter ! trancha le bleuté de manière catégorique.
-Je croyais que tu ne te souciais pas des risques ? interrogea l'italien qui semblait perdu, tandis que son coeur avait volé en éclats.
-Ça... c'était avant.... bredouilla Hector tout en détournant les yeux et le visage rouge.
-Avant quoi ?
-Avant que.... Je tombe amoureux... de toi. bafouilla Hector à voix basse n'osant pas relever les yeux en direction de l'italien dont la mâchoire avait faillis tomber.
N'était-ce pas horrible ? Leur amour allait sembler impossible et non pas parce que l'un ne rendait pas les sentiments de l'autre, mais parce qu'ils ne pouvaient plus se voir ainsi. L'humidité commença à apparaître sur leurs deux yeux, menaçant de couler à n'importe quel instant.
-Le... le baiser ? demanda l'italien, désireux d'avoir des précisions avant de révéler ses sentiments.
-Je ne t'ai pas embrassé que pour masquer notre présence. Je... je voulais au moins le faire avant de nous séparer. annonça le bleuté tout en fixant le sol, dévoilant une nouvelle facette de lui même lorsqu'il s'agit d'amour.
L'italien se rapprocha de lui. Doucement Paolo vint retirer son masque avant d'entremêler ses doigts avec ceux du bleuté. Leur visage n'étaient qu'à quelques centimètres et il ferma les yeux, sentant Hector détourner la tête avant que le son d'un masque au sol ne se fasse entendre. Une information qu'il confirma quand le brun vint coller son front contre celui du garçon aux yeux noir, sentant la peau chaude et certainement rouge.
Il ne fallu pas longtemps avant que l'italien ne captura les lèvres de celui qu'il aimait, repartant dans un nouveau baiser. Il s'accrocha au sweat d'Hector tandis que ce dernier collait son corps contre le sien, et plaça ses mains sur les deux joues du brun sans rompre le contact, qui se produisit naturellement par le manque d'air.
-Je t'aime. Je t'aime tellement Hector. souffla le brun tout en gardant les yeux fermés.
Il n'entendit aucun son de réponse, seulement une nouvelle pression sur sa bouche. La chaleur qu'ils avaient ressenti s'empara de nouveau d'eux. Le baiser tel un brasier s'enflamma de pure étincelle et le bleuté après avoir accédé à la bouche de son aimé, vint caresser délicatement la langue de l'italien avec la sienne, l'entraînant dans une danse. Rien ne semblait vouloir les arrêter, ils s'embrassaient comme si il n'y avait pas de lendemain. Hector vint finalement saisir Paolo par la taille et le fit s'asseoir sur ses genoux, tout en continuant à l'embrasser avec une féroce intensité tandis que l'italien passa ses mains sur la nuque du bleuté avant d'aller entremêler ses doigts dans la chevelure du bleuté.
Le temps vint mettre fin à ce moment d'amour et ils se séparèrent, tandis que l'italien rouvrit les yeux pour se confronter à un Hector masqué et prêt à rompre le dernier contact entre leur main avant de partir.
Jusqu'au bout, il n'aura jamais vu les émotions sur le visage d'Hector, mais de par la réciprocité de leur sentiments, il savait que l'autre ressentait certainement les mêmes émotions qu'eux. Les larmes menaçaient de couler, mais si elles coulaient ensemble, jamais ils ne pourraient se quitter et il le fallait, ils en étaient malheureusement conscient.
-Adieu Paolo. murmura Hector d'une voix brisée avant de s'éloigner.
-A... Adieu.... bafouilla Paolo alors que l'humidité commençait à couler maintenant que l'autre était parti.
Et c'était ainsi qu'il s'était séparé, qu'il avait arrêté de se voir pour voler. Paolo avait pensé qu'il ne le reverrait plus jamais, se fut en effet ce qu'il se passa, jusqu'à aujourd'hui : ce jour de demi-finale du tournoi Football Frontier International.
Il était chargé de mené son équipe à la victoire contre les Little Gigantes, et ils avaient échoué, il avait lamentablement échoué. Perdre 8 à 0. C'était une humiliation. Etait-ce le match contre Inazuma Japon et la position de favori qui leurs avaient fait prendre le melon ? Ou alors, la mort de Mister D, de Ray Dark, qui les avait plus fragilisé qu'ils ne le pensaient ? Lui qui malgré tout demeurait leur entraîneur, lui qui aurait sans doute pu les mener à la victoire.
Et peut-être que pour Paolo, quelque chose l'avait manqué ? Peut-être que l'absence de temps passé avec l'être qui avait pris son coeur se ressentait ? Peut-être qu'il n'arrivait ni à tourner la page et encore moins à l'oublier ?
Tant de questions où il pouvait répondre positivement, même si ça n'avait plus d'importance maintenant.
Il était à genoux, collé au sol par le poids de sa défaite, incapable de se relever. Il sentait le poids de la déception s'accabler sur ses épaules, la déception de tout ses supporters, et peut-être, la déception d'Hector.
C'était ce qu'il avait pensé : que l'autre étant fan de foot, l'avait reconnu et qu'il avait préféré qu'ils se séparent car il ne se trouvait pas assez bien pour un joueur star. L'italien aurait tant aimé le retenir si il savait que l'autre n'aurait pas cédé, têtu comme il était. Le brun avait tout faux, mais ça n'allait pas être un mal de le découvrir.
Son regard qui fixait la pelouse se retrouva à tomber dans une paire d'yeux noir profond. Le propriétaire avait posé un genou au sol pour l'observer, tandis qu'il relevait le menton de l'italien avec son pouce. Le propriétaire que l'italien avait reconnu comme étant le gardien et capitaine des Little Gigantes, Hélio. Hector Hélio. Et dire qu'il n'avait jamais fait le lien auparavant.
-Je comprend que vous pouvez penser le contraire, mais vous vous êtes bien défendus joueurs d'Orphée. commenta le capitaine des Littles Gigantes à voix haute avant de ne se concentrer que pour le capitaine en face de lui.
-Merci.... répondit l'italien, pas vraiment réconforté face à des paroles qu'il considérait comme se voulant uniquement rassurante.
-Paolo.... Paolo Bianchi donc. initia le bleuté tout en regagnant l'attention du brun en face de lui.
-C'est ça.... Hector Hélio je me trompe ? Se fut un plaisir malgré tout. confirma le capitaine d'Orphée tout en commençant à se lever si les paroles murmurées à son oreille ne l'avait pas cloué au sol.
-Tu te souviens de moi, ça me fait plaisir.
La réflexion s'empara de son esprit. Un millier de question se posèrent dans sa tête quand à la signification. La seule chose que son imagination trouva c'est de revoir le masque qu'il avait tant aimé et détesté à la fois de celui qui s'était emparé de son coeur, et de le poser sur le visage de la personne en face de lui. La ressemblance frappante entraîna la reconnaissance qui le laissa bouche bée.
-Hector... tu es... Hector ? bafouilla Paolo, alors que tout ce qu'il attendait était à sa portée.
-Oui je suis moi. rigola le plus bronzé des deux tout en se rapprochant de l'italien, les faisant rougir tous les deux. Celui qui t'a entraîné dans la voix de robin des bois.
Si il n'y avait pas une trentaine d'autres joueurs qui commençaient à s'interroger sur ce que les deux capitaines racontaient, ainsi qu'un stade remplit de spectateurs, nul doute que l'italien aurait sans retenu écraser ses lèvres contre celles de celui qu'il aimait terriblement. Il ne put en revanche, s'empêcher de serrer la main d'Hector tandis que ce dernier lui caressait la joue avec son pouce.
-Tu es le capitaine des Little Gigantes ? demanda Paolo pour occuper son esprit par autre chose que la cruelle tentation de l'embrasser.
-Il parait oui. répondit le bleuté avec sourire.
-Pourquoi ne pas me l'avoir dit ? interrogea l'italien sur la dernière chose qu'il lui manquait de savoir.
-Je t'avais reconnu comme capitaine d'Orphée. Je ne voulais pas que ça te perturbe. Surtout... après ce... qu'on a vécu. expliqua le joueur du Costail.
Au final vu le résultat du match, ça n'allait pas changer grand chose mais il devait reconnaître que l'initiative était la bonne. Et maintenant, allaient-ils enfin pouvoir profiter de leur amour avec toutes les contraintes qui allaient leur tomber dessus.
-Capitaine ? interrogea Gigi Blasi, le gardien d'Orphée, tandis que les deux capitaines rompirent tout contact pour se lever.
Et maintenant l'italien se demandait comment pouvait-il partager la tristesse de son équipe alors qu'il n'avait jamais été aussi heureux. Mais ça c'était un autre problème.
-Bon courage contre Inazuma Japon. Little Gigantes. fit Paolo tout en tendant sa main à Hector.
-Merci. répondit le capitaine des Little Gigantes tout en reprenant à voix basse à unique destinataire que le capitaine d'Orphée. J'espère que l'on pourra se revoir aujourd'hui.
Un hochement de tête, tandis que les deux équipes regagnèrent les vestiaires. Ils avaient un rôle de capitaine à remplir pour l'après match et ensuite ils pourraient se revoir. Tout semblait vouloir les en empêcher, mais finalement, deux heures après, ils étaient là, dans un vestiaire vide, à s'embrasser à nouveau et à raviver la flamme de la passion qui les animait.
-Je ne veux plus être séparé de toi, mon petit bourge. lui susurra Hector à l'oreille d'un ton mièvre tandis que l'italien pouvait enfin perdre son regard dans celui qu'il aimait.
Rien ne pourrait briser ce qui était né. Les perspectives d'évolution de leur carrière de footballeur respective, ni le regard de la société, de leurs coéquipiers ou de leurs proches. Ou encore la distance qui les sépareraient tôt ou tard. Ces problèmes étaient possiblement à venir, mais ce qui était sûr, c'était qu'ils en sortiront et qu'ils le feront ensemble.
-Je t'aime, Hector Hélio.
-Et moi donc, Paolo Bianchi.
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Et voilà pour la seconde partie de ce second OS ! Je ne m'attendais franchement pas à ce qu'il soit si long, j'espère que ça vous a plu !
J'ai beaucoup hésité entre de l'amour ou seulement de l'amitié mais j'ai finalement penché sur la première option : ça réparera plus les cœurs brisés par le premier OS :p
J'aime beaucoup la relation entre ces deux personnages, autant en amour qu'en amitié, vous devriez donc les revoir tôt ou tard dans ce recueil :)
Merci d'avoir lu !
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