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[ Pourquoi c'est toi que j'aime ? ] - Chapitre 7

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L'ambre croisa l'orange vif, tandis que les deux rivaux se faisaient à nouveau face, s'apprêtant à se reparler depuis la victoire de Victor en début de semaine.

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-Qu'est ce que tu me veux ? siffla l'attaquant de lumière, sur un ton froid mais étonnement calme par rapport à la situation.

-Je te sens vexé ? C'est par rapport à lundi ? lança Victor sur un ton narquois.

-Fous-moi la paix Blade. préconisa l'argenté qui malgré son calme n'était plus sûr de tenir si la discussion se poursuivait.

-C'est faible de refuser de se confronter à ses défaites, tu ne m'as parlé depuis le début de semaine, c'est pas très sympa. lâcha le bleuté, tandis que du côté de l'argenté le deuxième mot venait d'entrer pour ne pas ressortir de sitôt.

La remarque de trop, enfin la remarque de trop pour cette discussion, il fallait dire qu'à chaque fois qu'ils se parlaient il y avait toujours quelque chose de trop qui sortait. Tout le calme et la patience que Bailong avait accumulé venait de s'effondrer tel un château de carte suite à l'emploi de ce mot : faible.

D'un rapide mouvement l'argenté avait saisi brutalement le col de l'autre, tandis qu'il le poussa en direction du premier coin isolé à porter de main, à savoir les toilettes.

Ils se retrouvèrent à nouveau l'un contre l'autre à se battre, mais cette fois la balance avait tourné en faveur de Bailong, cette fois, il n'avait pas toute la fatigue de la pratique du soir. Il l'avait plaqué contre le mur des toilettes où ils étaient entrés, et d'un tour de mouvement avaient fini par terre, contre le sol froid.

Bailong se tenait au dessus de Victor, néanmoins contrairement à la fois passée, l'argenté avait rapproché son corps contre le bleuté, leurs torses se frôlaient ce qui empêchait Victor de replier ses jambes pour le repousser. Ils se dévisageaient avec une certaine férocité, mais il y avait quelque chose de différent, il n'y avait pas de coups simplement un contact, main contre t-shirt. C'était comme si ils ne voulaient pas se blesser, puisqu'ils étaient seuls dans une sorte d'intimité, c'était comme si au fond d'eux ils ne jugeaient pas cela nécessaire.

Leurs respirations qui étaient saccadés due à la colère, s'atténuèrent. Les regards emplis de haine se dissipaient, remplacés par une fixation intensive. Ils se perdaient dans les yeux de l'autre, l'orange vif et l'ambre, rien ne semblait vouloir rompre le contact. Quelque chose sembla se passer à cet instant puisque les prises fermes qu'ils avaient sur les vêtements de l'autre se détendaient, restant présente mais ne serrant plus.

De concert leurs visages s'empourprèrent tandis qu'ils n'arrêtaient pas de se dévisager, le battement de coeur de l'argenté semblait augmenter brusquement et il était fort à parier que c'était la même chose du côté du bleuté. Leur visage se rapprochaient l'un de l'autre, la distance diminuait, ne laissant que quelques centimètres avant qu'un contact entre leur lèvres se manifesteraient.

Difficile de dire lequel avait fermé les yeux le premier, mais à un moment ils avaient tous les deux leurs paupières totalement apparentes.

Aucun d'eux n'avaient conscience de ce qu'il se passait, mais leurs visages se rapprochaient afin de combler les derniers centimètres qui les séparaient, l'un de l'autre. Peut-être seraient-ils allés au bout si Pinkus Mountbatten n'était pas entré dans la pièce.

-Qu'est ce qu'il se passe ici !

Les deux se relevèrent de concert, le visage rouge, faisant face au directeur du Sanctuaire qui semblait énervé. Le stress et la peur les envahissaient l'un comme l'autre, même si ils n'étaient pas forcément totalement conscients de ce qu'ils avaient faillis faire, et du sens réel que cela avait, ils se doutaient bien que ce n'était pas le genre de chose qui allait plaire à l'instructeur en chef.

Heureusement pour eux, il semblerait que l'adulte n'ai guère interprété la situation comme deux garçons qui s'apprêtaient à s'embrasser.

-Si vous voulez vous battre, allez le faire ailleurs, que ça soit bien clair. sermonna Mountbatten avant de reprendre en tournant son regard vers l'argenté. Bailong, ta prestation c'est dégradé cette semaine, je te conseille de te reprendre, sinon tu referas un an de plus ici, compris ?

-Compris. répondit l'autre, tout en serrant les poings dans la mesure où le responsable de cette situation était à moins d'un mètre de lui.

Le superviseur du Sanctuaire les laissa seul, dans cette ambiance pesante. Aucun d'entre eux n'osa parler, ni même regarder l'autre, une situation étrangement familière à celle de lundi dans les vestiaires, même dénouement : Victor sortit des toilettes laissant l'argenté perdu et seul dans ses pensées.

Le diner du soir avait été pour le moins surprenant, aucun de Victor ou de Bailong n'avait décidé de prendre l'assiette de la Nourriture de l'Alpha, l'un comme l'autre se contentaient de leur ration, tandis qu'ils s'esquivaient du regard. Au fond, ils n'avaient sans doute pas envi de se battre après avoir vu ce que cela avait donné un peu plus tôt.

A un moment donné, le ténébreux vint quitter le réfectoire, épier du regard par tous les autres, dont l'argenté. Un moment rapide de réflexion quand il posa ses yeux sur l'assiette convoitée, tout en sentant qu'il venait de devenir le centre de tous les regards qui fusaient de par et autres de la salle. Il vint se lever et quitta à son tour la salle à manger commune, sous certains yeux écarquillés. Alors qu'il avait refermé la porte, il entendit des cris et des hurlements qui se passaient derrière, comprenant bien qu'un grand nombre d'étudiants devait sans doute entrain de se jeter sur la Nourriture de l'Alpha, étant donné que les deux prétendants traditionnels avaient choisi de renoncer à sa possession.

Il rentra dans sa chambre et vint immédiatement se mettre dans son lit, incapable de faire autre chose, essayant de mettre un terme à cette journée. Néanmoins des hurlements l'empêchaient de trouver le sommeil, tandis qu'il se leva, non sans vulgarité dans ses mots qu'il murmurait pour lui même, en direction du bruit qu'il reconnaissait bien.

C'était un étudiant qui subissait une sanction, sans doute pour de mauvais résultats. Les dortoirs du Sanctuaire étaient en cercle, et en leur milieu se trouvait les cellules de correction, à toit ouvert. Ainsi, par les fenêtres, tous les étudiants du Sanctuaire pouvaient regarder de haut le punis souffrir jusqu'à l'épuisement des muscles. C'était un moyen pour accentuer la honte, car celui qui allait encaisser pouvait être vu par tout le monde, d'autant plus que avec les cris qui étaient amplifiés, les autres étudiants pouvaient avoir du mal à dormir et de fait faire payer au punis la mauvaise nuit. Ces punitions arrivaient rarement mais quand c'était le cas, ça pouvait durer au moins deux bonnes heures, ce qui était beaucoup quand on en avait moins de huit.

Sachant pertinemment qu'il n'était pas prêt de fermer l'oeil il se repositionna sur son lit, laissant ainsi son esprit tomber sur le sujet qu'il cherchait tant à éviter.

Bailong ne savait clairement pas ce qu'il se passait avec Victor. Il était évident que leur relation n'avait rien d'habituelle, mais il était temps d'y trouver un sens. Ce qu'il pensa d'abord c'était qu'ils se détestaient : ils étaient rivaux, après tout, et des rivaux, étaient censés se détester non ?

Mais pourtant, malgré toute la colère et la haine qu'il pouvait éprouver, comme il l'avait montré en une simple semaine; voilà qu'il doutait de ce fait. Même si ça ne faisait qu'à peine sept jours qu'ils se connaissaient, ils avaient pu un peu se parler, et s'étaient beaucoup rapprochés, durant un jour puisqu'il y a eu ce qu'il y a eu, mais c'était déjà un jour.

Après tout, même avec si peu, le ténébreux était devenu la seconde personne avec qui il avait échangé, après Tezcat. Mais avec lui ce n'était pas pareil que le mystérieux gardien : avec Victor, il se sentait plus à l'aise, plus intéressé par leur relation, peut-être de par la situation instable entre eux.

Evidemment, il vint retomber sur le rapprochement un peu trop rapproché de leurs visages quelques heures plutôt. Autant que Bailong ne reniait pas cela de sa tête, il était évident que l'autre allait l'embrasser, ce qui voulait naturellement dire, que Victor voulait l'embrasser.

Et lui, comme un idiot s'était-il dit, il avait fermé les yeux, et s'était rapproché de l'autre. Ce n'était pas non seulement une forme de consentement, c'était comme si lui aussi il voulait embrasser Victor. Mais pourquoi diable voudrait-il l'embrasser ? se demanda-t-il tout en tapant ses deux mains contre son front.

En général, même si il n'a jamais été très ancré dans la société, quand on embrassait quelqu'un c'était parce qu'on aimait cette personne. Lui, amoureux de Victor ? Quelle blague se disait-il. Si il était sûr d'une chose c'était qu'il n'aimait pas Victor. Il fallait dire qu'il n'avait déjà pas la moindre idée de savoir si c'était les hommes ou les femmes qui l'attiraient dans la mesure où il n'y avait pas de filles ici, enfin sauf la cantinière, mais elle, elle ne l'attirait pas. De fait, il n'allait clairement pas être amoureux de quelqu'un qu'il pouvait autant supporter que détester. Et pourtant il avait failli l'embrasser, quelle contradiction....

Et puis d'abord quand était-il du bleuté ? Même si il avait aussi avancé son visage, c'était Victor qui avait commencé à vouloir l'embrasser. Sans oublier que l'autre lui avait dit une fois qu'il était beau, alors ça pouvait paraître léger, mais en général on ne dit pas à n'importe qui ce genre de remarques, surtout avec un pareil ton.

Victor serait-il amoureux de lui ?

Quelle panade, se disait-il, si s'était le cas. Les sentiments amoureux et la vie au Sanctuaire étaient drastiquement opposés, si les surveillants l'apprenaient, le bleuté aurait de gros soucis. Voilà qu'à peine avoir gagné un rival, il se pourrait qu'il le perde aussitôt.

Mais en général, on ne se battait pas avec ceux que l'on aimait, hors Victor c'était battu avec lui, donc de fait, ça ne pouvait pas être ça.

Peut-être était ce juste un jeu ? Un jeu de flirt en même temps que leur rivalité ? Cela paraissait plus crédible, sauf que, au fil du temps ces derniers jours, tout ce qui lui paraissait crédible et logique ne le devenait plus et vice versa. Néanmoins en associant tous les morceaux, la possibilité d'un sorte de jeu dangereux vint bien coller, et étonnement, plaisait à Bailong.

Il était clair que la solution pour résoudre ce casse-tête était de directement demandé au principal concerné mais l'argenté n'en ferait rien, dans la mesure où il préférait voir ce qui se produiraient entre eux sans intervention ou demande de comptes : peu importe ce qu'était leur relation, elle procurait une certaine adrénaline dont l'argenté avait pris goût. Considérer que c'était un jeu paraissait la plus évidente réponse, ou plutôt la réponse facile pour fermer les yeux sur la vérité, mais ça il n'en prit pas conscience.

Ce qui était sûr en revanche, c'était que l'idée d'avoir à revivre ce genre de moments avec Victor ne dégouta pas Bailong, au contraire, pourquoi était-il entrain de sourire en pensant à tout cela ?

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C'est la fin de ce septième chapitre.

Une autre longue absence : il faut dire qu'avec parcoursup et pleins d'autres choses, j'ai eu la tête ailleurs en ce moment.

On continue sur cette lancée, j'essaie de plus espacer dans le temps l'histoire, pour qu'il ne se passe pas tout en un jour.

Merci d'avoir lu !


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