Chapitre 26
Jeudi - 06h37
PDV Elia
Ce matin je me lève avec une détermination incroyable. Je veux déjà m'entraîner aussitôt. Disons que cette nuit, j'ai beaucoup réfléchi et malgré ma confiance envers Mark, je veux trouver un moyen d'arrêter la super technique d'Edgar. Je commence d'abord par courir un peu. Avant d'entrer sur la plage, je croise Axel.
« Axel : Tu n'arrivais pas à dormir toi aussi ?
Elia : Je veux être prête pour ce match.
Axel : Alors allons-y. »
Nous continuons de courir côte à côte. Parfois nos deux bras se touchaient et honnêtement, ça ne me gênait pas du tout. Je pense que le fait qu'on s'est tenus la main hier, nous détend un peu sur le principe du contact entre nous. Même si, c'est toujours stressant de m'approcher de lui.
Un peu plus loin sur la plage, Mark était en train de s'entraîner avec son pneu. Il y met toute sa force, ça se voit. Je ne sais pas depuis combien de temps il est là, mais il a l'air fatigué. Il se retourne pour nous regarder. Il nous sourit. Il avait relancé son pneu. Alors quand il revient vers lui, il se le prend en place face.
« Elia : Oh Mark ça va ?
Mark : Oui oui. Ne t'inquiète pas.
Elia : Excuse-nous, c'est de notre faute.
Mark : Nan nan, c'est la mienne. »
J'aide mon frère à se relever.
« Mark : Je peux me joindre à vous ?
Axel : Évidemment ! »
Nous courrions depuis un certain moment quand cette fois-ci, c'est Jude qui nous apparaît. C'est parti pour croiser toute l'équipe sur la plage. Mark cours vers lui.
« Mark : Salut Jude !
Jude : Vous vous êtes levés de bonne heure pour aller courir ? Dit-il en souriant.
Mark : Oui, en effet. On n'arrivait pas à rester en place. »
Nous regardons calmement la mer dansée sous la brise fraîche du matin. Le soleil montre le bout de son nez et nos visages reflètent ses couleurs orangées. Je me sens si bien ici accompagnés de personnes importantes pour moi. Rien n'est plus satisfaisant que ce moment.
« Jude : Les amis. C'est aujourd'hui que notre force sera mise à l'épreuve, sur la scène mondiale.
Mark : Oui.
Elia : Vous êtes prêts j'espère ?
Axel : Ah mais toujours. »
Nous nous mettons à rire. Je sais qu'ils sont prêts. Ils ont donné tellement d'eux-mêmes ces derniers temps aux entrainements. Ils sont bien plus motivés que la plupart des joueurs que j'ai croisé en France. Et quand on est motivé, croyez-moi, on peut tout réussir. Une chose est sûre, ils sont pleins de ressources. Je peux le sentir. Et ça me met encore plus en confiance.
Il est 8h20, nous arrivons sur le terrain. Je vois que David et Kévin sont très en forme. Ça peut se comprendre. Ils ont été repêcher. Ils doivent prouver sans cesse qu'ils étaient le bon choix. Les garçons arrêtent leur entraînement à la vue de Mark. Nous nous mettions à discuter. Chacun leur tour, ils nous dévoilent qu'ils ont très peur du tir d'Edgar.
« Elia : Eh bien si vous avez peur d'Edgar, je pense que vous devriez arrêter la compétition dès aujourd'hui.
L'équipe : Hein ?!
Elia : Bah quoi c'est vrai nan ? Nous ne sommes qu'au début et Edgar n'est qu'une petite variable de toutes les choses que vous allez rencontrer durant cette compétition. Si vous vous posez déjà autant de questions à ce stade-là, c'est sûrement parce que vous n'avez pas le niveau.
Hurley : Bien sûr que si on a le niveau ! »
Je m'approche de lui. Utilise mon regard le plus noir et le fixe.
« Elia : Est-ce que tu es en train de remettre en cause mon analyse ?
Hurley : Nan, nan. Je n'ai rien fais. Dit-il d'une petite voix.
Axel : Elia a totalement raison. »
Je me retourne vers Axel. Son sourire est grand.
« Axel : On ne s'en sortira jamais avec des "J'ai peur". On est l'équipe du Japon oui ou non ? Il est temps de leur montrer que rien ne peut nous empêcher de gagner ! Est-ce que vous êtes avec moi ?
L'équipe : Oui !
Elia : Merci de m'avoir aidé. Chuchotais-je à Axel.
Axel : Encore une fois, tu es la sauveuse de l'équipe. Je ne suis que le second. Sans toi, rien de tout ça serait réel. »
Il se met à courir pour aller s'entraîner. Je me mets à faire un grand sourire. Son compliment m'a fait chaud au cœur. Moi qui pensais que je n'apportais rien à l'équipe, Axel vient de me dire tout le contraire. Je me sens lancée, et je le suis dans cette course contre les nations dans laquelle on finira champion !
14h59
C'est leur du match tant attendu entre une équipe naissance et l'arrogance en personne. Nous sommes prêts, motivées comme jamais, à gagner contre ce charlatan. Je lance un regard à Jude et Axel puis à Mark plein de confiance. On va montrer à Edgar qui nous sommes. Le coup de sifflet retentit. Austine fait la passe à Axel. Que le jeu commence.
Les garçons font une bonne action dès le début. Pourtant le jeu n'évolue pas tant que ça. On a la balle, on la perd, on la récupère, etc... Ni l'équipe anglaise, ni l'équipe japonaise ne marque. Edgar parvient à récupérer la balle. Il tire "Excalibur". Il s'élance du milieu. Hors de question que je le laisse marquer. Je me place à peu près avant les défenseurs.
« Elia : "Lames enflammées ! " »
Ma nouvelle super technique ralentit considérablement la balle. Mais elle garde quand même une sacrée ampleur. Elle me fait virevolter un peu. Je me relève tout de suite.
« Elia : Mark à toi !
Mark : "Poing de la colère ! " »
Il arrête le tir. Le commentateur en est subjugué. Notre association était parfaite. Et ça me fait plaisir de partager cette expérience avec mon frère jumeau.
« Mark : Merci Eliot ! Je n'aurais pas réussi sans toi ! »
Je lui fais un sourire et repart en attaque. Je vois Edgar gardait son air hautain. Comme si ce n'était qu'un avant-goût de ce qui nous attends. Je reste sur mes gardes. Je ne le laisserais pas nous devancez.
Soudain, après le cri de leur entraineur, l'équipe anglaise semble différente. Ils ont complètement changé de formation ! Et cette technique leur réussit puisqu'ils nous ai pratiquement impossible de les dépasser pour aller vers le but. Quoi qu'il arrive, ils sont toujours là.
« Edgar : C'est notre super tactique, vous aimez ? Elle s'appelle "Les chevaliers absolus". Dit-il d'un ton joueur. »
Qu'est-ce qu'il m'énerve avec son sourire narquois. J'aimerais tellement le lui effacer mais pour ça, il faut le mettre en danger... lui faire peur. Dit comme ça, on dirait que je vais aller l'assassiner et cacher son corps. Mais je parlais bien évidemment de lui marquer des buts. Les anglais contre-attaque et malgré les efforts d'Archer et d'Hurley, ils tirent au but.
PDV Mark
« Edgar : Bien très belle parade.
Mark : Vous ne nous battrez pas ! Si on est venus ici, c'est pour devenir les champions du monde.
Edgar : Les champions du monde ?
Mark : Ouais ! On a remporté des matchs de qualifications très difficiles en Asie.
Edgar : Impossible.
Mark : Quoi ? Qu'est-ce que tu dis !?
Edgar : Est-ce que tu as idée de ce que veut vraiment dire "devenir champions du monde" ? »
Toute l'équipe nous regarde à présent. Elia tire une tête comme si elle disait "C'est quoi cette manie de discuter pendant les matchs. On n'est pas au café du coin." Enfin, je pense que c'est ce qu'elle dirait. Edgar continue.
« Edgar : Écoutes Mark, tu as l'air de croire qu'il n'y a que toi et ton équipe qui voulez devenir champions du monde. Gagner le mondial est le rêve de millions de personnes à travers la planète. TOUS ces gens ont mis leur espoir dans les équipes qui participent au tournois. Nous ne pouvons pas les décevoir. Et pour cette raison, chacune des sélections présentes a le devoir de concrétiser ce rêve.
Mark : Et en tant que sélection, c'est notre devoir.
Edgar : Nous, les Knights of Queen, nous nous orgueillons d'avoir été choisis pour cette mission alors que vous... Vous ne visez qu'un podium de plus. C'est pour ça que vous ne nous battrez jamais. Vous allez tout de suite vous en rendre compte. »
Je suis totalement bouche bée de ce qu'il vient de dire. Aucun son ne sort de ma bouche. Je ne m'attendais pas à ce qu'il dise ça. Nous ne cherchons absolument pas un podium de plus.
« Elia : Tu peux te taire et continuer à jouer au lieu de nous raconter ton baratin ?
Edgar : Mon baratin ?
Elia : Tu ne sais pas ce qu'on pense alors ne te permet pas de parler à notre place. Alors nous allons gagner, que tu le veuilles ou non.
Edgar : Nous verrons bien. Eliot. »
Elia réagit plutôt bizarrement à l'appel de son faux prénom. Comme si elle sursautait. Il ne faut pas qu'elle laisse ces émotions transparaître. Elle se replace avec toute l'équipe. Les Knights of Queen repartent à l'attaque. Le défenseur gauche lance la balle derrière et... l'envoie à Edgar ! Il va retenter "Excalibur" ! Mais il le tire d'encore plus loin !
PDV Elia
Sa vitesse ne va faire qu'augmenter sa puissance, j'en suis persuadée. Il faut que j'arrête ce tir. Mais au moment où je m'approche d'Excalibur, elle me passe sous le nez à une vitesse fulgurante. Mark ne l'arrêtera pas, à moins de s'améliorer.
« Mark : "Poing de la colère ! " »
J'avais raison. Edgar a bien marqué le premier but Anglais. Et s'il tire de cette force pour chaque tir, Mark va vraiment devoir trouver une solution.
« Edgar : Il se disait que celui qui réussirait à extraire cette épée serait couronné roi. Nous les Knights of Queen, nous deviendrons les champions du football Frontier international ! Nous l'avons promis à notre pays ! Nous décrocherons la victoire, quoi qu'il en coûte ! »
PDV Jude
« Coach : Jude ! »
Je m'approche de l'entraîneur.
« Coach : J'ai repéré un point faible important dans leur technique. Tu ne devrais pas avoir de mal à le découvrir par toi-même, Jude.
Jude : Un point faible... »
Je réfléchis. Qu'est-ce qui pourrait bien faire défaut à cette équipe ? Après quelques réflexions, je suppose avoir trouver la solution. Maintenant que j'y pense, c'était plutôt évident. Il fait mettre en place une stratégie qui contre cette faiblesse. Je parle aux garçons de mon idée et surtout, il faudrait que Tod utilise son dribble. Grâce à lui, nous gagnerons le match. C'est sûr et certain.
Alors que nous nous relançons en attaque, Nathan part en premier, Tod sur ses talons et moi je les suis, tous en ligne. Nous déjouons toute la défense Anglaise et au dernier défenseur, quand moi et Nathan ne pouvons plus avancer, Tod utilise son "Dribble fantôme". Il débloque le ballon de cette défense qui nous étouffait. C'est maintenant aux attaquants de réussir. Axel qui se retrouve enfermé dans la "Prison de pierre" d'un Anglais, saute par-dessus comme si rien ne l'arrêtait et tire sa "Tempête de feu".
« Edgar : Attends un peu ! »
Edgar attrape son tir au vol et l'empêche de marquer un but. Comment a-t-il pu faire ça ? Il a une détente surprenante. Son regard est déterminé. On voit qu'il ne lâchera pas l'affaire. Mais nous non plus. C'est mal nous connaître.
PDV Mark
Il ne va pas faire ça ? Il ne va pas tirer "Excalibur" du but adverse ? A cette vitesse, je ne vais pas pouvoir l'arrêter, c'est certain. Jake tente de l'arrêter avec sa super technique mais elle est trop puissante. Il est impossible d'arrêter ce tir. Pourtant je dois réussir ! Je dois le faire !
« Mark : "Poing de la colère ! " »
Je mets toute ma force. Je dois l'arrêter ! Après quelques secondes que je trouve interminables, c'est bon. Je l'ai fait. Le ballon ne bouge plus ! Je l'ai fait ! Mais au loin, je vois que Jake ne bouge plus non plus.
« Mark : Jake ! Tu n'as rien de cassé ?
Jake : Capitaine... »
Jake termine son match ici. Il ne pourra plus bouger pendant un certain moment. Je vois Kevin se lever. Il va enfin faire son premier match. Je tiens Jake par l'épaule.
« Tod : Ce n'est pas grave Jake, tu as fait de ton mieux.
Archer : Tu as fait preuve d'un grand courage.
Jake : Je voulais à tout prix les empêcher de marquer un autre but. Parce que quand l'équipe encaisse des buts, c'est tous nos supporters qui en encaissent par la même occasion. »
Je revois ce que Edgar m'avait dit tout à l'heure. Toutes ces personnes qui croient en nous... Je veux, que dis-je on va les rendre fiers de nous.
« Mark : Tu as raison.
Hurley : Ne t'en fait pas, on se charge du reste. »
Kevin rentre sur le terrain avec une telle assurance. Il va marquer, je le sais. Il est né pour ça. Le match continue et une lutte acharnée commence. Le ballon passe de camp en camp sans jamais aboutir. Mais c'est alors que Kevin reprend le dessus et vole la balle à Edgar. Il n s'y attendais pas et tire une tête que je qualifierais de dépitée. Une fois la défense dépassée, Kevin tire enfin au but avec son "Méga dragon" qui touche le fin fond des filets. L'égalisation. On l'attendait tous. Merci Kévin.
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