VII.
CLARKE GRIFFIN.
Charlotte finit son château de cartes en premier, et lève les bras.
-J'ai gagné !
-J'en ai marre. Ria Bellamy. Vas y princesse, c'est quoi mon gage ?
-Mh...
Elle m'énerve à me fixer comme ça elle. Pourquoi elle enroule ses bras autour de Bellamy ? Pétasse.
-En fait, tu sais quoi ? J'ai pas de gage en tête, donc pour l'instant rien. Je me lève. Je vais m'habiller, je dois aller voir ma mère.
-Clarke attends-
Je fais mine de ne pas l'entendre et monte l'escalier. Je me dépêche d'enfiler mon pantalon de la veille qui traînait au bout de mon matelas, et redescends en trottant. Je ferme la porte juste avant que Bellamy ait eu le temps de me rattraper.
Je passe une partie du camp et arrive au dispensaire. Je passe la porte et me rends à l'endroit des bancs d'auscultation. Ma mère tourne son regard vers moi.
-Bonjour mon ange, comment ça va ?
-Bien.. Et toi ?
-Un peu à cran, mais ça va. Sourit-elle avant de regarder le jeune homme qu'elle avait en face d'elle. Finn, je te présente Clarke, ma fille.
-C'est un plaisir de te connaître. Sourit le brun.
-Pour moi aussi. Dis-je en lui rendant son sourire. Eumh, tu as besoin d'aide maman ?
-Non mon coeur, personne n'a de
symptômes aujourd'hui.
-Clarke, enfin je t'ai trouvé. Souffla Bellamy en faisant interruption dans le dispensaire. Bonjour madame Griffin.
-Bonjour Bellamy. Dit-elle en souriant.
-On peut parler ? Demanda-t-il en me regardant. Seuls à seuls.
Je suis dans la merde.
Je tourne mon regard vers ma mère.
-Je reviens te voir plus tard.
Elle hoche la tête en me souriant, et je pars sur les talons de Bellamy.
À peine dehors, il se tourne vers moi.
-Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ?
-Quoi ? Je-Non... Pourquoi tu me demandes ça ?
-Tu es distante avec moi ces derniers temps. J'ouvre la bouche pour répondre. Ne fais pas semblant, tu le sais. Qu'est-ce que j'ai fait ?
-Rien du tout, Bellamy... Dis-je en passant une main dans mes cheveux. Tu n'as rien fait du tout.
-Pourquoi tu me fuis alors ?
-Je ne te fuis pas...
-Tu es partie en courant de la maison alors que j'essayais de te rattraper. T'appelles pas ça fuir ça ?
Bellamy un, Clarke zéro.
-Tout va bien. Déclarais-je.
-Non, ça fait des années que je t'ai pas vu me sourire. Tu souris à tout le monde et pas à moi. Je commence à être jaloux là, je l'avoue...
Je lâche un léger rire et secoue la tête avant de poser ma main sur son bras.
-Je te dis que je vais bien.
-Tu me le promets ? J'aime pas quand tu es triste princesse..
Si tu savais que c'était à cause de toi...
-Je te le promets. Mentis-je.
Il soupire avant de sourire, et me prend dans ses bras.
-Je t'aime princesse, tu le sais ?
-Moi aussi je t'aime Bellamy. Dis-je en posant ma joue sur son épaule.
Si tu savais à quel point...
* * *
(DEUX SEMAINES PLUS TARD.)
Alors que j'étais dans la cuisine en train de faire à manger, je me suis tournée vers la porte qui venait de s'ouvrir.
-Charlotte. Souriais-je.
-Clarke... Je me sens pas bien... Dit-elle d'une voix tremblante.
-Oh, attends mon lapin.
Je m'essuie les mains et m'approche d'elle, puis pose une main sur son front.
-Mon trésor... T'es bouillante. On va voir Abby ?
Je fais tout pour ne pas faire voir mon inquiétude, mais résiste a une envie de pleurer.
Elle hoche la tête, et je prends sa main avant de l'entraîner hors de la cuisine.
Je croise Mélissa sur mon chemin pour aller à la porte.
-Où est-ce que tu vas ? Demanda-t-elle.
-Au dispensaire, dis aux autres que je reviens après s'il te plaît.
Elle hoche la tête, et je passe la porte accompagnée de ma protégée.
On traverse le camp, et arrivons au dispensaire. Par chance, ma mère ne fait rien.
-Maman, tu peux l'examiner ?
-Bien sûr, installe la.
Charlotte s'assoit sur un des bancs, et ma mère vient vers elle. Elle touche son front et esquisse une très légère grimace. Une lumière dans les yeux, aucune réaction.
-Ouvre la bouche petite puce.
Elle s'exécute et ouvre la bouche en tirant la langue. Ma mère prend son bâtonnet et lui pose sur la langue, avant de déglutir.
-Maya ! Dit ma mère avant qu'une jeune fille arrive. Tu peux rester avec la petite deux secondes ?
Elle hoche la tête, et ma mère m'entraîne dehors.
Elle pose sa main sur mon front.
-Dieu merci. Soupira-t-elle. Quelqu'un d'autre a été en contact avec elle aujourd'hui ?
-Non... Dis-je avec une boule dans la gorge. Maman, est-ce que...
-Oui, mon coeur... C'est la fièvre....
Je défaille et manque de tomber, mais elle attrape mon bras et m'attire contre elle.
-Je suis désolée... Murmura-t-elle.
J'éclate en sanglots contre son épaule.
-C'est pas possible... Maman... Pas elle... Sanglotais-je.
-Je suis tellement désolée mon coeur... Murmura-t-elle avec la voix tremblante. Je suis désolée...
-Qu'est-ce que vous allez faire ? Demandais-je en me décollant d'elle, la vue brouillée par les larmes.
-On doit la mettre en quarantaine avec les autres qui sont symptomatiques...
-Laisses nous lui dire au revoir...
-Clarke..
-Je t'en supplie. Laisse nous...
Elle pince les lèvres et hoche la tête.
Après avoir fait convoqué mes huit autres colocataires, ils arrivent en même temps. Je vois Bellamy trotter vers moi avant de me prendre dans ses bras.
-Qu'est-ce qu'elle a ? Demanda Bellamy. Pourquoi elle pleure comme ça ?
-Bellamy... Écoutez. C'est Charlotte...
-Elle a la fièvre... Gémis-je.
Un grand silence.
Octavia et Raven éclatent en sanglots elles aussi.
-Vous êtes totalement sûre ? Trembla Bellamy.
Ma mère hoche la tête en soupirant.
-Je suis désolée.. On doit la placer en quarantaine.
-Vous avez pas le droit ! Pleura Raven, retenue par Murphy. Vous devez faire quelque chose !
-On peut plus rien faire. Dit Bellamy d'une voix presque imperceptible.
-Du pue s'est agglutiné au fond de sa gorge... C'est les premiers symptômes... Nous expliqua ma mère.
Je n'écoutais pas un traitre mot de ce qu'elle disait. J'étais bien trop occupée à imaginer les épreuves que ma pauvre petite princesse allait endurer pendant les prochains jours.. Ma pauvre petite Charlotte.. Je lui avais dit qu'elle vivrait...
Je pleure contre l'épaule de Bellamy, qui semble commencer à pleurer lui aussi.
Nous n'avions pas seulement perdu une survivante.
Nous avions perdu une sœur.
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